LES DIFFÉRENTS CONTRATS DANS L'INDUSTRIE MUSICALE

Les différents contrats dans l'industrie musicale
Le contrat d'artiste
Aussi désigné sous le terme de d'enregistrement d'enregistrement exclusif, il unit l’artiste à son producteur, responsable de la production, de la fabrication, de la distribution et de la promotion du projet, et devient propriétaire des bandes sonores. L’artiste touche une rétribution nommée royalties (redevances) généralement entre 5% et 15% des ventes.
L’artiste n'a donc pas de structure légale, il est donc tout sauf autonome dans cette situation. Il devient comme un “employé” du label, cela présente donc plusieurs inconvénients :
    • La majeure partie de la rémunération revient à la maison de disque,
    • Il est contractuellement lié à la maison de disque pour plusieurs projets.
    • Il n'a pas toujours le dernier mot sur divers sujets : sélection des clips, choix du single à mettre en avant…
    • Il ne conserve pas le catalogue une fois son contrat terminé, ayant uniquement accès aux droits d’auteur.

Bien entendu, ces aspects varient en fonction des méthodes de travail des équipes au sein du label. Certaines laisseront l’artiste au cœur des décisions artistiques, tandis que d'autres privilégieront leur stratégie et vision artistique.

Signer en tant qu'artiste a également d’importants atouts :
    • Vous êtes engagé sur plusieurs projets, bénéficiant ainsi de budgets conséquents par projet.
    • Le label peut se permettre de ne pas être rentable sur le premier projet en investissant massivement en communication pour rentabiliser les suivants.
    • Une équipe d'experts, composée de personnes souvent très qualifiées, vous entoure et vous conseille pour atteindre un objectif commun : faire de vous l'une des nouvelles stars de la scène actuelle.
Malgré ce que l'on entend, il ne faut pas oublier que rien ne vaut une équipe ayant de l’expérience et du réseau.
Le label maximisera son réseau, vous procurant ainsi d'énormes avantages : entrée en playlist, couverture médiatique, participation à des festivals…
L'artiste est rémunéré pour ses séances en studio, clips, ce qui lui assure dans la plupart des cas l'intermittence, garantissant un salaire régulier.
Le contat de licence
Celui-ci unit un producteur (maison de disques ou label) à une société (appartenant à l’artiste ou à son équipe ou aux deux). Le producteur finance la fabrication, la production, la promotion et la distribution. Avec ce contrat, l'artiste touche entre 20% et 30% de royalties des ventes et conserve la propriété de ses enregistrements.
Dans ce scénario, l’artiste demeure relativement indépendant : il a sa propre structure, garde la propriété de ses bandes sonores, et peut faire ses choix artistiques comme il l'entend.
Le contrat lie l’artiste sur plusieurs projets, lui offrant divers avantages : un investissement conséquent par projet (pour les mêmes raisons que le contrat d’artiste), une équipe d'experts à sa disposition, des avantages liés au réseau du label (moins importants que ceux d’un contrat d’artiste mais non négligeables), une indépendance financière avec une avance gérée selon ses préférences avec son équipe…
Bien sûr, ce contrat a également ses inconvénients : l'équipe est souvent moins étendue et moins impliquée que sur le contrat d'artiste, il est lié à moyen ou long terme avec le label, et l'artiste obtient un pourcentage moins élevé que s'il était indépendant…
Le contrat de distribution
La société de l'artiste s'associe à une société de distribution chargée de commercialiser les disques en magasin et de distribuer les sons sur les plateformes de streaming.
C’est le contrat le plus indépendant qui existe (c’est ce qu’ont signé des artistes comme JUL, PNL…).
La société de l'artiste conserve en moyenne 80% des revenus liés au streaming et à la vente de CD.
Les avantages sont nombreux : l’artiste et son équipe reçoivent une avance et peuvent organiser leur stratégie comme ils le veulent : répartition entre les clips, le studio… est totalement libre. Certaines contraintes de nombre de sons ou clips à réaliser peuvent cependant être imposées.
De plus, les bandes sonores appartiennent à la société de l'artiste et les contrats de distribution sont généralement de courte durée (environ 3 ans pour un contrat “classique”).
Les inconvénients sont également nombreux : les services proposés par le label sont souvent faibles et l'équipe mise à votre disposition est composée de peu de personnes en charge de nombreux projets. Vous êtes presque totalement indépendant, avec la chance non négligeable d'avoir une distribution travaillée (mise en playlist, mise en rayon si vente CD…) et une avance pour organiser et mettre en place votre propre stratégie.
Pour conclure
Il est certes beau de rêver de totale indépendance, mais si vous n’avez pas encore d’équipes assez expérimentées pour développer votre projet, il vaut mieux parfois faire la concession de gagner moins et être plus accompagné que d’essayer l'indépendance et de mettre plusieurs années avant de trouver vos repères professionnels.
Beaucoup d’artistes ont commencé par le contrat d’artiste et ont ensuite monté leur propre structure, c’est le cas de : Damso, Nino, Vald…
Évitez à tout prix les préjugés et renseignez-vous auprès des bonnes personnes avant de prendre votre décision sur le choix de contrat que vous allez choisir. Une bonne décision pourra vous faire gagner plusieurs années de travail… alors ne vous pressez pas.
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